Quelques classiques du marronnier lorsqu’on est en traitement

Ces phrases bien intentionnées et vérités pseudo-scientifiques assénées avec récurrence

imageJe suis retombée sur une farde contenant des notes prises pendant les premiers mois de ma chimio ; plus tard, j’ai perdu le goût de ressasser.

J’y ai trouvé des choses amusantes, des larmes, de la colère, des réflexions répétées à l’infini et beaucoup de pathos.

J’y parle entre autres de ces phrases pavées de bonnes intentions et de ces vérités pseudo-scientifiques assénées avec récurrence.

Je passe sous silence les diktats absurdes et omniscients qui ne servent qu’à faire le ménage dans son entourage. Un entourage qui dans mon cas a été exceptionnel.

Je reproduis ces perles bien intentionnées sans aucun ordre de répétition ou de préférence.

« Le cancer du sein se soigne très bien. Le cancer du pancréas, ça c’est un méchant. »

Me voilà rassurée, je ne voudrais pas que toute cette lourdeur thérapeutique n’ait servi à rien. En même temps, si j’en meurs, j’aurai l’air con.

« Moi aussi je peux mourir à tout instant. »

Certes, mais pas pendant 10 ans, dont 6 mois au lit.

« Une mastectomie sur un gros sein doit être plus traumatisante. »

La lourdeur de la mastectomie serait donc proportionnelle au poids de la féminité.

« La chimio est conçue pour affaiblir la vitalité du patient et, ce faisant, priver les cellules cancéreuses. »

Et sa variante : « Le jeûne permet d’affamer le cancer. »

Fallait y penser. Une fois l’organisme décédé, les probabilités de survie du cancer s’amenuisent. Tuer le cancer il faut.

« Le gène du cancer. »

Vous me gênez.




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